Mondulkiri, la contrée sauvage du Cambodge

En Asie, loin des basses terres du Cambodge, se situe la magnifique province du Mondolkiri. Un territoire avec une culture et un climat très différents du reste du pays. Lors de la saison sèche, Mondulkiri a des ressemblances avec le Pays de Galles. Tandis qu'à la saison humide c’est un air de Tasmanie qu’on aperçoit dans cette région reculée. Les locaux, vivent non seulement du tourisme mais aussi de la culture de fruits et légumes et de la chasse qui est l’activité principale. La région se compose du peuple Bunong. Mondulkiri qui signifie « rencontre des collines » est la province la moins peuplée du Cambodge avec 4 habitants par km², en y allant, nous avons rapidement l’impression d’être au bout du monde!

On trouve aussi plusieurs sanctuaires pour la faune et la flore ainsi que des activités de tourisme durable dans cette région. Pour les voyageurs, cette province est excellente afin de partir à la découverte de la flore et de la faune sauvage du Cambodge. Durant une exploration de cette contrée, vous serez entouré de bosquets de pins, de collines verdoyantes, de vallées venteuses, de splendides forêts de jade et d’animaux sauvages comme les ours, les tigres et les éléphants. Ce lieu offre une beauté sauvage unique sans le moindre artifice. C’est l’endroit idéal pour les amoureux de nature qui veulent s’évader dans un paysage grandiose!

Le cœur de Mondulkiri

La capitale de la province de Mondulkiri est Sen Monorom, une ville à 800 mètres d’altitude qui offre des paysages en rondeurs. C’est ici que vivent plusieurs minorités et notamment les Bunong et les Punong. Là-bas, les familles vivent dans des maisons qui sont en fait des huttes aux toits de paille. Au centre de la capitale se trouve deux lacs, ce qui a valu le surnom de « Suisse du Cambodge » à Sen Monorom. L'ambiance dans la ville est comparée avec celle des villes frontières du Texas, il y règne une atmosphère calme et reposante.

A la frontière de la ville, on peut admirer les chutes d’eau de Monorom hautes de 10 mètres, elles se déversent dans un bassin qui est très apprécié des voyageurs voulant s’y rafraîchir. Après cette activité, l’idéal est de terminer la journée avec l’observation du coucher de soleil au petit temple de Phnom Do Kromom.

Une région sauvage

Ce qui fait la richesse du Mondulkiri est sa faune et sa flore unique au monde ainsi que son climat frais tout au long de l’année idéal pour les treks. De plus, c’est une région encore préservée du tourisme de masse. Lors de leurs voyages au Cambodge, les touristes pensent aux îles près de Sihanoukville, aux palais de Phnom Penh, aux temples d’Angkor ou encore au plateau de Bokor. Ici, dans des savanes luxuriantes entourées de routes sinueuses et de collines, les voyageurs ont le sentiment unique d’être perdus au bout du monde.

Il y a de merveilleuses forêts où vivent beaucoup d’animaux sauvages et vous pourrez sûrement rencontrer certains de ces animaux comme les éléphants. Grâce à la création de plusieurs sanctuaires pour la préservation de cet environnement, les conditions de développement de la faune et de la flore et sa protection sont idéales pour ces grands espaces verts.

En vous rendant à Mondolkiri, vous pourrez faire des treks de quelques jours dans la jungle sauvage en dormant chez l’habitant où bien au cœur de la forêt. Vous pourrez aussi admirer les éléphants, faire une escapade dans les sublimes cascades ou vous initier à la culture locale. Authenticité et découverte seront au rendez-vous pour votre séjour. Vous trouverez des idées de circuits au Cambodge sur https://carnetsdasie.com/.

Que faire à Mondolkiri?

Elephant Valley Project

Il s'agit d’un organisme qui a pour but de sauver les éléphants et lutter contre la déforestation. Le projet encourage les cornacs locaux à conduire leurs animaux épuisés ou blessés à cause du travail dans la réserve de 1600 hectares que propose l’organisation. Ainsi, les éléphants pourront se reposer et être soignés tout en retrouvant leur vie sauvage. Cette organisation a été créée en 2006, dans l’objectif de protéger les éléphants mais aussi de protéger la forêt, de créer des emplois notamment pour les cornacs et de soutenir le peuple Bunong. Actuellement, Elephant valley project recense 48 éléphants. A présent, les visiteurs ne montent plus sur le dos de ces magnifiques animaux. Mais, ils les observent dans leur milieu naturel, ils peuvent les nourrir mais aussi se baigner avec eux. Les voyageurs auront donc l’occasion de découvrir le véritable comportement d’un éléphant sauvage, l’écosystème régional et ils pourront aussi rencontrer les Bunong et participer aux projets de l’organisation.

Forêt protégée de Seima

Cette partie du Mondulkiri atteint une superficie de 3 000 km². On peut y observer la faune la plus riche du Cambodge avec des animaux rares tels que les doucs à pattes noires, le gibbon à favoris roux, l’éléphant d’Asie et des ours. De plus, on y compte un nombre impressionnant d’oiseaux appartenant à différentes espèces comme le serpentaire bacha. Afin de préserver cette faune mais aussi son environnement, la forêt de Seima est aujourd’hui protégée par l’Office des forêts du Cambodge ainsi que Wildlife Conservation Society.

Koh Nhek

Situé à l’extrême nord de la province, ce village occupe une position stratégique entre la ville de Sen Monorom et le Ratanikiri, une autre région semblable à Mondulkiri. En effet, autrefois, il s’agissait d’une route bétaillère menant au village de Lumphat localisé dans le Ratanikiri. Aujourd’hui, c’est donc un village-étape encore préservé du tourisme de masse dans lequel on peut y rencontrer des ethnies minoritaires, en faisant escales dans l’un des restaurants du village.

Visite des plantations de cafés

Située à 3 km de la ville de Sen Monorom se trouve une production de café qui existe depuis des générations. En vous y rendant, le café n’aura plus aucun secret pour vous. Vous pourrez découvrir le savoir-faire des habitants et déguster cette délicieuse boisson au bord d’un petit lac.

Les chutes de Bou Sraa

Situées au pied de la montagne de Doh Kramom, à 33 km de Sen Monorom, ces doubles cascades sont parmi les plus impressionnantes du Cambodge. C’est aussi l’une des principales attractions écologiques du sud-est asiatique. Cachées dans une épaisse jungle, ces cascades sont propices aux pique-niques en famille et à la baignade. D’ailleurs, la meilleure période pour visiter ces chutes est pendant la saison des pluies, car les chutes ont alors un débit plus puissant. A proximité, se trouve le petit village de Pichinda, qui appartient à l’ethnie Phnong. C’est l’endroit parfait pour découvrir le mode de vie des Cambodgiens de façon authentique.

Les chutes de Romanear et de Dak Dam

Située à 18 et 25 km de Sen Monorom, ces cascades se distinguent grâce à leurs cadres naturels et leurs petits bassins qu’elles offrent aux voyageurs pour une éventuelle baignade. Les chutes de Dak Dam montrent aux voyageurs des paysages bien différents des cascades de Bou Sraa. L’esprit ludique y est moins présent mais est remplacé par le quotidien des habitants qui vivent dans le village de Dak Dam, juste à côté de ces chutes. On peut les voir entrain de laver du linge ainsi que leurs motos.